Comment choisir une bonne assurance crédit ?

Une assurance prêt immobilier constitue une garantie exigée par un établissement de crédit pour couvrir un emprunteur en cas d’insolvabilité. Contractée pour une durée équivalente à celle du crédit, elle couvre les risques d’impayés en cas de décès, d’invalidité et de chômage, pour les salariés. Dans le cas où survient un de ces sinistres, le remboursement de l’emprunt est pris en charge par l’assureur suivant les conditions stipulées dans le contrat. L’assurance-crédit présente ainsi l’avantage de dégager la famille de l’emprunteur des dettes liées à l’emprunt s’il décède.

Quel assureur choisir ?

Qu'est-ce qu'une assurance emprunteur ?

Découvrez tous nos conseils pour trouver l’assurance de emprunteur qui vous convient.

Généralement, un établissement de crédit propose des offres incluant une assurance liée à un contrat de groupe et dans ce cas, le coût de la prime est compris dans les mensualités. Une telle assurance n’est toutefois pas obligatoire. En effet, grâce à la loi Lagarde, vous pouvez contracter l’assurance de votre choix. Il faut simplement qu’elle présent des garanties équivalentes à celle du contrat groupe. Ce dernier n’étant pas forcément le plus avantageuse au niveau des garanties couvertes et des tarifs, il est nécessaire de prendre le temps de comparer les offres de différentes compagnies d’assurance ou de recourir aux services d’un courtier en assurance pour vous accompagner. Et même une fois l’assurance souscrite, si vous n’êtes pas satisfait, n’hésitez pas à en changer. Vous avez en effet 1 an à compter de la date de signature du prêt pour résilier votre contrat et en souscrire un autre (loi Hamon).

La couverture exigée par l’établissement de crédit

Il est important de connaître les types de risques que doit couvrir l’assurance-crédit exigée par l’établissement prêteur. L’organisme de crédit est tenue de vous transmettre une liste de 11 critères, pour lesquels il demande une stricte équivalence. Seuls ces critères feront autorité pour justifier un refus pour non-équivalence des garanties. Une fiche d’information standardisée devra également être remise. Elle devra contenir notamment : une liste des garanties minimum exigées et leur description, des indications sur le taux de l’assurance et sur son coût total en euros.

En général, l’assurance décès-invalidité est obligatoire, mais suivant la situation de chaque emprunteur, l’assurance chômage ou l’assurance perte d’emploi, est facultative.

  • L’assurance décès-invalidité assure la couverture du crédit en cas de décès ou d’incapacité de l’assuré, des cas qui doivent toujours être validés par une expertise médicale, qu’ils soient le résultat d’une maladie ou d’un accident. L’incapacité peut concerner l’incapacité temporaire totale relative à un arrêt de travail provisoire pour une raison médicale ou pour une invalidité permanente partielle (plus de 33%) ou totale ou encore, pour une invalidité complète et définitive, une incapacité d’agir sans assistance pour des raisons d’handicap physique ou mental.
  • L’assurance chômage, quant à elle, couvre les salariés en contrat à durée indéterminée (CDI). Selon l’assureur, la souscription est soumise à une limite d’âge et requiert une ancienneté minimale auprès de l’employeur en cours. L’indemnisation de l’assurance court sur une durée limitée de chômage, entre 18 et 48 mois, et cesse dès que l’assuré retrouve un emploi.

Le taux de couverture demandé par la banque est aussi un élément à prendre en compte, car il influe sur le remboursement effectué par l’assurance emprunteur en cas de sinistre. A titre d’exemple, dans le cas de deux co-emprunteurs, la banque peut demander une couverture de 50% du montant du crédit à chacun d’eux et si l’un des deux décède, l’assureur ne remboursera que la moitié du crédit, le reste de l’emprunt est pris en charge par le survivant. Un taux de couverture de 100% pour chacun des deux co-emprunteurs permettra ainsi un remboursement intégral du crédit, mais reviendra plus cher.

Les critères de choix à ne pas négliger

Le coût d’une assurance-crédit est proportionnel au montant du capital emprunté, représentant annuellement un pourcentage du crédit de l’ordre de 0,20 à 0,50% et variant généralement suivant l’âge, la santé, l’activité professionnelle… de l’assuré. Aussi, les offres à tarif unique ne sont pas intéressantes pour les jeunes emprunteurs en bonne santé.

Cependant, avant d’accepter telle ou telle proposition, il ne faut pas se baser uniquement sur son coût, mais il faut aussi tenir compte des couvertures qu’elle garantit. En effet, les types de risques couverts par une assurance à bas-prix sont peut-être très limités ou les taux d’indemnisation sont très faibles. Par ailleurs, il faut également considérer les exclusions, parmi les critères de choix fondamentaux puisque ce sont des évènements amenant à un refus d’indemnisation non négociable. En outre, il est aussi conseillé de s’informer sur le délai de carence qui fixe le début de validité de l’assurance, particulièrement pour un crédit à la consommation, car un délai variant de 6 à 12 mois peut équivaloir à la durée de crédit, ce qui équivaut en fin de compte à une inexistence de couverture et à une perte d’argent.

Recommandation

Après avoir souscrit une assurance-crédit qui correspond à ses besoins, il ne faut pas oublier d’en assurer le suivi pour vérifier qu’elle convient vraiment à votre budget et vos besoins. En effet, grâce à la loi Hamon, vous pouvez changer d’assurance quand vous le souhaitez pendant une période d’1 an suivant la souscription du prêt. N’hésitez pas à comparez les offres du marché pendants ces 12 premiers mois. Vous pouvez économisez des sommes conséquentes en sélectionnant un contrat plus compétitif !

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