Garantir un prêt par l’assurance chômage

Obtenir un prêt permet de réaliser ses projets et ses rêves, s’offrir une maison par exemple, monter un commerce, ou bien d’autres choses qui pourraient contribuer à son épanouissement personnel. Cependant, en vous octroyant cet argent, votre banquier s’attend tout naturellement à être remboursé. De ce côté, pas de problème majeur a priori puisque vous jouissez d’une situation confortable, vous êtes en parfaite santé et vous avez un emploi stable. En résumé, pour les mensualités de remboursement, il ne devrait y avoir aucun souci à se faire. Pourtant, l’environnement social nourrit des craintes : crises financières, de nombreuses entreprises en faillite, recrudescence du chômage. Le prêt que vous sollicitez doit courir par exemple sur dix ans, mais qui pourrait prévoir ce qui pourrait se passer dans les trois prochaines années ? Sur quelle base concrète votre banquier fonderait sa certitude d’entrer en possession de ses fonds ? L’assurance chômage représente une alternative intéressante qui pourrait jouer en votre faveur en le rassurant définitivement.

Qu’est-ce que l’assurance chômage ?

L’assurance chômage est un contrat conclu entre un établissement financier et un assureur. Il couvre l’adhérent qui sollicite un prêt, en garantissant le remboursement de tout ou une partie de ses mensualités dans le cas où ce dernier viendrait à perdre involontairement son emploi. Cette assurance n’est pas obligatoire mais beaucoup d’établissements bancaires l’exigent parfois et en font une condition d’obtention d’un prêt lors de l’étude des dossiers.

Les critères pour bénéficier de l’assurance chômage

Pour pouvoir bénéficier d’une assurance chômage, la condition obligatoire est de souscrire une assurance décès et invalidité temporaire. Ensuite, vous devez être un salarié en contrat à durée indéterminé ayant une ancienneté souhaitée entre six et douze mois chez votre employeur actuel. En ce sens, une personne en période d’essai ne peut souscrire une assurance chômage, et il en est de même pour toute personne démissionnaire ou ayant reçu un préavis de licenciement. Vous devez être bénéficiaire du régime général de l’assurance chômage, précisons que les agents de la fonction publique, les travailleurs indépendants et les non-salariés en sont exclus. Il faut être inscrit et pouvoir bénéficier des allocations de l’Assedic. Généralement, une limite d’âge est exigée au-delà de laquelle il n’est plus possible de souscrire ou de bénéficier d’une assurance chômage pour garantir un prêt, plus précisément il ne faudrait pas avoir plus de 55 ans.

A quel moment bénéficie-t-on de l’assurance chômage ?

Ce qu’il faut savoir dans un premier temps, c’est que la souscription d’un contrat d’assurance chômage est suivie par un délai de carence. C’est une période pendant laquelle aucune indemnité ne peut être versée au souscripteur s’il venait à perdre son emploi. Suivant le prestataire, le délai de carence peut aller de 6 à 12 mois après la souscription du contrat d’assurance chômage. Lorsque ce délai de carence expire, le souscripteur qui est licencié par son employeur peut bénéficier de la couverture de son contrat. Néanmoins, l’indemnité n’est pas perçue automatiquement dès la perte de l’emploi, son versement survient après un délai dit « délai de franchise » qui, lui, débute à partir du début de la perception des allocations de l’Assedic par le souscripteur en chômage. Ce délai peut aller de 3 à 6 mois selon le prestataire.

Durée de l’assurance chômage

Le contrat d’assurance chômage est conclu pour une période allant de un à quatre ans, son renouvellement se fait par tacite reconduction. Le contrat peut s’arrêter automatiquement suivant certaines conditions comme l’arrivée à échéance du prêt ou son remboursement anticipé, la retraire du souscripteur, ou encore le fait que l’assuré atteint l’âge auquel il ne peut plus en bénéficier comme décrit dans son contrat.

Mode d’indemnisation et méthodes de calcul du coût de l’assurance chômage

L’indemnité de l’assurance chômage est versée au bénéficiaire sous deux formes. La première consiste en la prise en charge de la totalité ou bien d’un certain pourcentage des mensualités de remboursement, cette possibilité est souvent plafonnée à un certain montant la seconde, en un report en fin de crédit et sans intérêts supplémentaires de 100 % des mensualités. Le coût de l’assurance chômage se calcule comme un pourcentage qui s’applique soit sur le montant du capital emprunté, soit sur les montants des mensualités du prêt.