Le niveau d’implication du co-emprunteur d’une assurance de prêt

Pour financer un projet, deux personnes peuvent souscrire en même temps pour une seule demande de crédit auprès d’une banque, la situation fait qu’il y a alors deux co-emprunteurs. Si les deux co-emprunteurs sont tenus de contribuer solidairement au remboursement du prêt, la souscription à une assurance pret immobilier peut modifier les obligations des co-emprunteurs en définissant ainsi plus précisément le niveau de participation de chacun d’eux et leur niveau respectif de responsabilité face au remboursement du crédit en cas de décès ou d’invalidité de l’autre.

L’assurance de prêt avec un seul co-emprunteur

Avant tout, il faut noter que la banque traitera la demande de crédit en cumulant les profils des co-emprunteurs pour déterminer le niveau de risque pour la banque. Ainsi, un couple formé par un partenaire qui ne travaille pas et l’autre ayant des revenus plutôt conséquents, peut parfaitement contracter un crédit. Dans ce cas précis, l’assurance de prêt doit concerner uniquement celui qui dispose d’un revenu pour rembourser et engager les frais d’assurance.

En clair, le conjoint qui travaille contracte une assurance totale sur sa seule personne et dans le cas où il vient à mourir, le conjoint qui ne dispose pas d’un revenu est libéré de toutes les dettes sur le crédit, le reste à payer sur le montant à rembourser à la banque étant couvert directement par l’assurance. Dans le cas où le conjoint n’ayant pris aucune assurance vient à décéder, cela ne change rien pour l’autre conjoint qui dispose d’un revenu et qui, finalement, sera le seul tenu pour le remboursement.

L’assurance de prêt sur les deux co-emprunteurs

Assurant de prêt : les co-emprunteurs

Lorsque les deux co-emprunteurs ont un revenu et qu’ils contribuent donc activement au remboursement du crédit, ils doivent être assurés tous les deux. Toutefois, ils peuvent choisir entre une assurance totale à 100 % pour les deux co-emprunteurs ou une assurance répartie entre les deux co-emprunteurs.

Dans le cas d’une assurance à 100 %, les co-emprunteurs s’engagent sur la totalité du crédit. Bien que les tarifs des assureurs soient logiquement doublés, cela permet de protéger l’autre co-emprunteur en cas de décès ou d’invalidité car le remboursement du crédit ne concernera plus ce dernier.

Enfin, les co-emprunteurs peuvent choisir une assurance qui définira la quotité pour chacun, c’est-à-dire, le niveau de responsabilité de chacun des co-emprunteurs en cas de décès ou d’invalidité de l’un d’entre eux. La quotité est essentiellement définie selon les revenus que chacun peut investir dans le remboursement du crédit. On peut ainsi assister à des quotités non équilibrées de 30/70, 35/65 ou 40/60, ou équilibrées au contraire à 50/50. Pour mieux comprendre : un co-emprunteur qui a moins de revenu que l’autre s’engagera sur l’assurance à hauteur de 30 % et n’engagera donc sa responsabilité sur le remboursement du crédit qu’à 30 %, les 70 % restant étant pris en charge par l’assurance.

Evaluation du contrat d’assurance-groupe proposé par les banques

Dans la pratique, les banques formulent directement une offre d’assurance-groupe en partenariat avec une certaine compagnie d’assurances. Néanmoins, grâce à la loi Lagarde, l’emprunteur est libre de souscrire une assurance en délégation, si cette dernière présente des garanties équivalentes au contrat de la banque. En comparant les offres sur le marché, il est ainsi possible de trouver un contrat avec des tarifs très avantageux par rapport à l’assurance groupe. En effet, si les co-emprunteurs ont les mêmes obligations face à leur banque, ils ne sont pas du tout considérés de la même manière par les compagnies d’assurances.

Comme les personnes jeunes et en bonne santé sont considérées comme ayant un taux de risque faible, les tarifs qui leur sont proposés sont moins importants contrairement à ceux présentés aux personnes d’un âge plus avancé et qui peuvent en plus présenter des problèmes de santé plus sérieux. Ces derniers étant des personnes à risque plus ou moins importants, les compagnies d’assurances leur demandent donc de payer une prime d’assurance généralement plus chère.

Ainsi, dans le cas où il y a un écart d’âge entre les co-emprunteurs comme dans le cas d’un prêt demandé par un parent et son fils par exemple, il est peut parfois être avantageux d’accepter l’offre d’assurance-groupe de la banque pour limiter cet effet de démutualisation des risques. Par contre, lorsque les deux co-emprunteurs entrent dans le segment des populations à moindre risque, jeunes et dans la force de l’âge, comme pour le cas de deux amis après leurs études par exemple, ils peuvent économiser une petite fortune en se détournant de l’offre de groupe des banques. Bien sûr, mis à part les coûts d’assurance, il faut également comparer les garanties que les contrats impliquent pour choisir la meilleure formule.