Le remboursement des cotisations d’une assurance de prêt

Contracter un emprunt auprès d’une banque ou d’une institution de crédit permet de financer certaines dépenses ou d’effectuer un investissement. Afin de bénéficier d’un crédit à la consommation ou d’un crédit immobilier, il est nécessaire de souscrire à une assurance de prêt proposée par une banque ou une compagnie d’assurance. Cette garantie de prêt couvre ainsi les risques de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail, et permet à l’emprunteur de pouvoir payer les mensualités de remboursement et en cas de décès et de ne laisser aucune dette à ses héritiers. L’établissement de crédit ou la banque exigera généralement ce type d’assurance pour pouvoir être remboursé indépendamment des éventuels évènements dont pourrait être victime leur client.

Le versement des primes

Conformément aux termes du contrat d’assurance, l’assuré verse des cotisations durant la durée de remboursement du crédit. Le versement des primes est une des conditions essentielles permettant de bénéficier de la couverture et elles ne peuvent en aucun cas être remboursées, les cotisations de l’assurance de prêt ne pouvant être estimées tel un dépôt de garantie. Les compagnies d’assurance offrent leurs services pour couvrir le montant restant du crédit emprunté en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail des assurés en contrepartie des primes. Afin d’éviter les éventuelles pénalités résultant d’un versement tardif des mensualités ou des annualités en raison d’une difficulté financière, il est préférable d’adopter des formules aux conditions plus avantageuses. L’évaluation et la sélection des offres s’effectue en calculant le montant des remboursements à effectuer à long terme et les frais à payer si des éventuels incidents financiers surviennent.

Négocier des termes de remboursement avantageux

Les primes de l’assurance prêt étant non remboursables, il est important de bien négocier les termes du contrat d’assurance de prêt. Les frais d’assurance s’élèvent entre 6% et 15% du montant du crédit emprunté, un coût défini essentiellement en fonction du profil de risque du souscripteur, notamment son âge. Une personne âgée pourrait payer des surprimes supplémentaires ou être classée sur une base tarifaire plus élevée. La réduction des coûts liés au crédit emprunté se décide au niveau de la compagnie d’assurance ou auprès de l’établissement financier. Les indemnités garanties par les assureurs baissent en fonction de l’évolution du remboursement du crédit, l’indemnité en cas de disparition, d’invalidité ou d’incapacité de travail étant proportionnelle au reliquat à payer auprès de la banque.

Il est préférable de rembourser rapidement le crédit en anticipant le versement des mensualités. Ainsi, en effectuant le paiement intégral de ses dettes, l’emprunteur peut rembourser en partie ou en totalité le montant restant de son crédit et réduire l’échéance. Cependant, les banques exigent le paiement des intérêts estimés lors de la conclusion du contrat et portant sur le remboursement initial. Le client doit payer une indemnité de remboursement anticipé ou Ira ou des pénalités de remboursement anticipé ou Pra. Le montant minimum d’un remboursement anticipé partiel est fixé, suivant les conditions du contrat de prêt, à un seuil supérieur à 10% du capital emprunté. Dans le cadre d’un crédit à la consommation, le seuil d’un remboursement anticipé partiel doit être supérieur à 3 fois le montant des mensualités ou des annualités ultérieures.

L’emprunteur ne peut être pénalisé dans le cadre d’un prêt immobilier, lorsque le remboursement anticipé du crédit résulte de la vente de son bien en raison d’un déménagement lié à ses activités professionnelles. Les pénalités ne peuvent égalements’appliquer lorsque l’emprunteur est incapable de rembourser son crédit dans les délais convenus en raison du décès de son conjoint, ou d’une cessation temporaire ou permanente de ses activités génératrices de revenus.

Au niveau de l’organisme financier prêteur, le particulier doit négocier la non-application des pénalités pour un éventuel remboursement anticipé au-delà d’une certaine période, en incluant dans les conditions additives du contrat de prêt l’absence d’Ira après 10 ou 15 ans. Le niveau de l’Ira pourrait aussi être étudié en sachant que le montant de cette pénalité ne peut excéder la valeur cumulée de 6 mois d’intérêts dont la valeur est calculé sur le montant du remboursement partiel et 3% du reste du capital dû. La tarification de l’assurance basée sur le capital emprunté est plus avantageuse qu’une tarification au capital restant lorsque le crédit est remboursé par anticipation.